Journal de bord: Jour 13 – Le voyage de retour vers la comté

Journée 13 – Le voyage de retour vers la comté

Aujourd’hui on reprend la route pour la France. On profite du parking de l’hôtel pour réinstaller la cartouche de silencieux (nos oreilles vont apprécier), changer notre filtre à essence (l’essence était marron dedans), vérifier notre niveau d’huile car on a une fuite et inspecter le châssis. En inspectant on se rend compte que l’on a un trou au niveau du plancher passager, d’environ 5 cm. Ce n’est pas méchant mais la pierre qui a fait ça est passée à 1 cm de la barre de torsion (on serait rentré sur dépanneuse).

Avant de partir on passe voir nos familles et notre mécanicien qui ont fait le déplacement pour nous attendre sur la ligne d’arrivée. Il inspecte les dégâts. Apparemment la fuite d’huile viendrait du joint spi du vilebrequin, on va devoir la ménager et ne pas la faire monter trop haut dans les tours. On aura du boulot en rentrant pour la remettre en état…

Une fois les vérifications terminées on prend la route avec Timon et Pumba direction Tanger.

En s’arrêtant dans une station service faire le plein, on remarque une 4L bleue qui nous semble familière s’arrêter derrière nous. C’est la 4etrelles, ils se sont arrêtés aussi ici faire le plein. La coïncidence nous fait rire.

On se dirige donc tous vers Tanger.
Sur la route on est obligé de s’arrêter car malgré la culasse rectifiée de Timon et Pumba leur 4L chauffe encore beaucoup. Ils passent donc la laver pour enlever le sable du radiateur.

Plus tard sur la route, on est obligé de s’arrêter de nouveau. La 4etrelles a entendu un énorme boum en roulant.
En s’arrêtant, on voit les ardéchois nous rejoindre, ils s’arrêtaient là aussi par hasard et nous ont vu. En inspectant la 4etrelles on sent une odeur de brûlé venir de la roue arrière. On la démonte et on peut voir le train arrière littéralement fumer. On l’asperge d’eau et on le démonte. C’est le roulement qui s’est grippé, avec le frottement il a fondu et il a commencé à se souder au train arrière.
Malgré nos efforts acharnés nous n’arrivons pas à le déloger car il est vraiment soudé au train arrière. On est obligé de laisser nos amis attendre l’assistance (il faut une meuleuse), on doit continuer pour avoir le bateau pour Algésiras.

Plus tard on apprend que l’assistance a pu les aider, ils repartent mais ils ont 2h de retard sur nous.

À 150 km du port, on se fait une petite frayeur. Lorsqu’on accélère la voiture a des pertes de couple. On pense à notre fuite d’huile qui aurait coulé sur l’embrayage. On est rapidement rassuré par notre mécanicien qui nous explique que c’est sûrement une impureté dans le carburateur.

Arrivé au port l’attente est longue, le bateau a du retard. Heureusement la 4etrelles a réussi à nous rattraper juste à temps. Malheureusement ils n’ont pas pu faire le plein et sont au bout de la réserve. On ne sait pas s’ils pourront atteindre la station essence en Espagne.

Nous voilà enfin tous réunis dans le même bateau excepté Timon et Pumba qui ont pris celui juste avant. On est tous tellement épuisé que l’on dort dans nos 4L en attendant l’embarquement et une fois dans le bateau on dort sur le sol faute de places.

Arrivé à 4h du matin à Algésiras, on réussi à atteindre une station essence sans qu’un équipage tombe en panne. On ne perd pas de temps, la dernière direction pour cette journée de route sera l’hôtel. On doit reprendre des forces, on a environ 22h de route qui nous attendent derrière.