Journal de bord: Jour 11 – L’arrivée

Journée 11 – Direction Marrakech

Aujourd’hui on se lève tôt (5h45) car il nous reste de la piste et il faut qu’on retrouve l’autre partie de notre convoi. On les retrouve 40km plus loin, on est obligé de s’arrêter car un collier de notre barre stabilisatrice s’est cassé et elle ne tient plus. On est obligé de réparer car c’est elle qui tient l’arrière de notre plaque de protection. Pour la maintenir on utilise ce que l’on a sous la main, du fil de fer et des sangles, on a pas le choix.


Plus loin on doit s’arrêter car la 4etrelles a un problème, c’est la bobine. Le changement se fait assez rapidement. On en profite pour vider ce qu’il nous reste de notre jerrican. Sur la dernière portion de piste on hésite, on prend sur la gauche. Finalement on se rend compte que le checkpoint de fin de piste est sur notre droite, on coupe à travers champs pour le rejoindre.

Au moment de prendre la route pour Marrakech, le moteur de la 4etrelles cale à l’accélération, il n’a plus de puissance. On arrive pas à diagnostiquer la panne. Il ne faut plus qu’on perde de temps si on veut arriver à Marrakech avant la tombée de la nuit, du coup on laisse nos amis attendre l’assistance. Plus tard sur la route, on apprends que c’était le filtre a essence qui était bouché. Ils reprennent la route mais ils arriveront tard ce soir à Marrakech.

Quelques kilomètres plus loin on est obligé de s’arrêter. En conduisant on a prit un gros nid de poule sur la roue avant droite, la jante s’est déformée et le pneu s’est fissuré sur le flanc. On est tellement usé moralement d’effectuer constamment des réparations que l’on change la roue en 2 minutes.

Un peu plus loin, c’est la 4L de Timon et Pumba qui doit s’arrêter. Plus de puissance aussi et le moteur chauffe. On pense au joint de culasse qui serait mort. En fait c’est la culasse qui est morte. C’est hors de nos compétences de réparations. On est obligé de reprendre la route avec les Ardéchois et de laisser Timon et Pumba attendre l’assistance.

On continue sur la route pour arriver à côté de Ouarzazate pour le dernier checkpoint avant Marrakech. On en profite pour faire un petit arrêt vérifier que tout va bien. C’est là qu’on détecte une fuite d’huile au niveau du moteur. On n’est pas en mesure d’estimer l’ampleur de la fuite à cause de la plaque de protection qui cache le moteur. On reprend alors la route et on croise les doigts pour aller jusqu’au bout, il nous reste 150 kilomètres jusqu’à Marrakech.

La suite de la route n’est pas des plus facile, on doit rouler sur des routes sinueuses sur environ 100 kilomètres et monter le col de Tichka qui culmine à plus de 2200 mètres. Sur la route on observe des enfants sur la route qui nous jettent des cailloux, notre 4L réussi à les éviter mais malheureusement les Ardéchois se font casser leur vitre arrière gauche. Certaines routes sont en travaux et les croisements avec les bus et camions sont compliqués.

En sortant des routes sinueuses on arrive dans la banlieu de Marrakech, avec Guillaume on a hâte d’arriver, on est épuisé et on a mal à la tête. L’échappement libre a un jolie bruit mais avec autant de route le bruit est assourdissant. Il n’est pas non plus question de remonter le silencieux, l’objectif est de faire un maximum de bruit à l’arrivée.

Dans Marrakech, on s’arrête pour poser notre drapeau breton et s’accorder avec les Ardéchois sur comment faire un maximum de bruit.

Sur le point d’arriver, on a jamais autant faire claironner notre klaxon, les Ardéchois font chauffer leur mégaphone et on fait hurler nos moteurs. À la vue de notre drapeau breton immense on voit beaucoup de personnes venu encourager leur famille nous encourager à notre tour. Sur la ligne d’arrivée, on est heureux et surpris de voir Franck notre mécanicien et nos familles nous attendre. Ils se jettent sur nos et secouent notre 4L pour nous féliciter. Jusqu’ici aucun équipage n’a reçu un accueil aussi beau, l’organisation en profite donc pour filmer la scène afin qu’elle reste dans l’histoire du 4L Trophy 2018.

On est enfin arrivé, on est heureux et soulagé, on embrasse les Ardéchois pour se féliciter entre nous. Malgré ces sentiments qui nous transcendent, ils sont ponctué d’amertume car 2 équipages de notre convoi ne sont pas encore arrivés. Avec tout ce que l’on a vécu et traversé, on aurait aimé partager toute cette aventure ensemble jusqu’au bout. Ce n’est que partie remise on les retrouve demain soir pour la soirée de clôture chez Ali à Marrakech.