Journal de bord: Jour 8 – Première boucle dans le désert

Journée 8 – Première boucle dans le désert

La nuit a été plus chaude à Merzouga, ça nous fait du bien. Aujourd’hui on attaque la première boucle dans le désert avec Timon et Pumba. Au programme, 100km de piste désertique.

Pour ne pas risquer d’arracher notre cartouche de silencieux, on prend la décision de la retirer. Sans ça, la 4L fait un bruit monstrueux. On a l’impression de conduire un dragster.

La journée commence bien, le passage sur les pistes se passe très bien. Plusieurs fois on frotte, on tape, on serre les fesses mais on fonce. Si on s’arrête, on s’ensable. Plusieurs fois on passe sur des bacs à sable. Pour les passer une seule solution, « plein gaz » comme diraient les Ardéchois. Dans ces moment-là on a l’impression de surfer sur le sable. En plus avec la cartouche enlevé on a l’impression de vivre le film Mad Max, un bonheur.

Au bout de 45km première panne de la journée. On se rend compte que la 4L surchauffe et dépasse les 100 degrés. C’est notre sonde thermocontact qui est H.S, ce qui empêche notre 2ème ventilateur de se déclencher. On décide alors de court-circuiter le ventilateur pour qu’il se déclenche à l’allumage du moteur.

2km plus tard on s’ensable en faisant du hors piste. Impossible de sortir la voiture car elle cale en montée. Notre embrayage sent le chaud, il patine…
C’est le câble d’embrayage qui est mal réglé. L’embrayage n’est pas complètement en prise et on patine. Allez, on est parti pour faire un embrayage dans le sable !!!

Une fois l’embrayage réglé, on repart, 1km plus loin Timon et Pumba s’ensablent à leur tour. Même avec les plaques de désensablage impossible de les sortir. On sort l’artillerie lourde, les manilles et la sangle. Des marocains viennent pour « nous aider », une fois l’opération terminée ils nous demandent des bières. On leur en donne pour le coup de main et on repart. Plusieurs fois sur la route on passe dans des bacs à sable tellement profond que du sable vol partout sur la voiture et recouvre le pare-brise.

Arrivé à un bac plutôt difficile (des dizaines de 4L attendent à la queue et s’ensablent. Là on se dit qu’il n’y a qu’une seul façon de passer. Faire nos américains (nos bourrins quoi !), on prend un maximum d’élan et plein gaz dans le sable. Résultat, on est passé du premier coup sans s’ensabler. Alors c’est qui les patrons?

Sur la route on décide de s’arrêter manger, première fois que l’on entame nos rations de combat. On repart rapidement, sur la route ou l’on croise un équipage avec un problème de claquement quand ils prennent des bosses. On s’arrête les aider, la panne vient du silencieux (dans l’aile) qui tape contre la rotule de direction. On les aide à l’enlever puis on repart.

100m plus loin, Timon et Pumba tombent en panne, leur moteur cale en montée. C’est un problème d’allumage, il s’est décalé avec les sauts. Un tour de bistouri du désert et hop s’est reparti.

En arrivant au bivouac, on file tout droit au stand mécanique pour régler notre problème de galet tendeur qui a du jeu. On va chercher le nouveau roulement de galet tendeur et des mécaniciens. Leur constat est sans appel… c’est notre galet complet qui est mort et qui a du jeu. Il faut le changer entièrement, malheureusement ils ne vendent pas la pièce complète. Seul solution pour nous est de faire une annonce à la bourse aux pièces. Par chance, un équipage vient nous voir pour nous proposer le leur. On se dépêche de le récupérer, on change le roulement et on l’installe sur le galet. On est content parce qu’on a vraiment eu de la chance sur ce coup.

Une fois le passage au stand mécanique terminé, on file à la douche. Ce soir sera une petite soirée, on est fatigué et la journée de demain s’annonce aussi longue !

Première partie de l’épreuve 2! OK

Classement étape : 681 ème / 1171 équipages restant (1260 au départ)