Journal de bord: Jour 6 – Direction Boulajoul

Journée 6 – Direction Boulajoul

C’est une nouvelle journée qui commence, la nuit a été très dure et froide. Pour respecter l’horaire de départ nous n’avons dormi que 5 heures. Notre fine équipe est rejoint par 2 autres équipages que Timon et Pumba ont rencontré à leur hôtel.


Nous prenons le départ pour Boulajoul, c’est la notre première journée sans rendez-vous sur le parking du Leroy Merlin et mécanique avant de partir. Cela nous fait perdre momentanément nos repères…

Sur la route de Meknès, on s’arrête dans une station remettre de l’essence pour pouvoir terminer le voyage d’une traite.

Après avoir passé Meknès, nous arrivons à un péage, notre convoi coupe alors le moteur et pousse chaque voiture pour soulager les moteurs. D’autres équipages laissent leur moteur allumé et accélère régulièrement avec. On se dit tout de suite qu’ils auront des problèmes par la suite. En sortant du péage on tombe justement sur un équipage qui est resté moteur allumé, leur liquide de refroidissement est littéralement en train de bouillir…

Ne pouvant pas faire grand chose à par attendre, nous reprenons la route. La montée du village de El Hajeb fatigue nos moteurs, nous les sentons en difficulté. En haut de la côte nous nous arrêtons pour les laisser refroidir. Nous avons bien fait, du liquide de refroidissement de la 4L normande coule au sol car il est en train de bouillir.


Nous continuons notre route pour arriver dans l’Atlas. Les montées sont raides et malgré le froid et la neige, les températures des moteurs sont critiques. Nous sommes obligé de continuer, il n’est pas possible de s’arrêter. Une fois arrivé en haut, les paysages sont magnifiques et nous transportent dans un autre monde.


On décide de s’arrêter pour manger avec pour objectif :
Trouver le plus petit bouiboui possible, car ce sont eux qui offrent les meilleurs plats.

Pumba (étant boucher de métier) inspecte la viande pour vérifier la qualité, il indique les morceaux qu’il veut. Il connait les ficelles, on arnaque pas un italien !

Durant le repas Pumba repère un morceau de viande impossible à trouver en France sur les morceaux de boeuf qui pendent à l’extérieur. Aussitôt il va voir le vendeur et lui demande pour lui la prendre, il se propose même d’aller chercher ses couteaux dans le coffre. Finalement il coupe la pièce lui-même.

Une fois le repas terminé, on se remet en route, le bivouac n’est qu’à 60km et on aimerait arriver avant le peloton pour être bien placé. Nous avons de l’avance sur le peloton. À un embranchement nous hésitons car il ressemble énormément à celui du Roadbook et un équipage vient de l’emprunter. On décide de faire la même chose. Nous entrons alors sur une piste. Parfois nous avons la chance de rencontrer des enfants dans les collines désertes enneigées. Les enfants nous demandent de faire du bruit, on s’exécute en utilisant notre klaxon de camion, ils nous applaudissent et on peut voir le sourire sur leur visage. Après 10km de piste je trouve bizarre de ne pas voir de trace du bivouac.

Je regarde alors la carte et la boussole pour vérifier. Effectivement nous nous dirigeons vers le Nord alors que la route normal nous dirige toujours vers le Sud. Nous faisons alors demi-tour et rebroussons chemin. Nous avons perdu quelques km au compteur mais le détour en valait la peine.

Nous reprenons alors la bonne route, la vue sur l’Atlas près du bivouac est impressionnante.

Arrivée au bivouac Timon et Pumba vont au stand mécanique parce qu’ils ont un problème de ralenti, il ne tient pas. C’est la première fois qu’une des voitures de notre convoi doit passer au stand mécanique.

Nous établissons désormais notre campement, les Ardéchois et la 4etrelles nous rejoignent peu de temps après. Notre équipe est enfin au complet. Ça fait du bien de se retrouver. Les départs de l’épreuve du lendemain sont différés en fonction du numéro d’équipage, on attendra donc tout le monde pour faire la traversée.

Demain est une journée prometteuse !

Etape 5 : Arrivée au premier bivouac ! OK