Journal de bord: Jour 4 – L’arrivée à Algésiras

Journée 4 – L’arrivée à Algésiras

Une nouvelle journée commence, on s’est bien reposé de nos péripéties de la veille. Au réveil, on regarde les messages sur facebook pour voir l’étendue des dégâts chez les autres équipages. On remarque immédiatement un équipage en difficulté, il a éclaté son pare-brise hier soir. Ça tombe bien on a un pare-brise en supplément à vendre. C’est une belle journée qui commence, les affaires reprennent !

On se retrouve tous sur le parking du Leroy Merlin de Salamanque, avec Guillaume on s’occupe de vendre notre pare-brise en stock et de le poser, tandis que les autres du convoi en profite pour acheter un plexiglas et le faire découper sur mesure pour leur pare-brise. On est content, l’équipage que l’on a aidé avec son pare-brise doit nous retrouver à Algésiras pour nous payer une bière pour le coup de main.

Une fois l’opération terminée, on reprend la route. On s’arrête à la première station service pour manger rapidement et remplir nos réservoirs au maximum. Sur la route on croise beaucoup de 4L, certaines en difficultés mais beaucoup moins qu’hier. La première étape jusqu’à Salamanque a éliminé une partie des équipages les moins préparés.

Sur la route on décide de s’arrêter à Mérida pour manger au Mc Donald’s pour changer…

En repartant David et Vincent (la 4L ardéchoise) inspectent nos roues arrières après les avoir vu trembler sur la route. Le constat de ces experts en roulements est sans appel, les amortisseurs arrières ne sont pas serrés. À chaque jour il faut que l’on fasse de la mécanique sur l’une de nos 4L, il ne restait plus que la notre !
Et puis il n’existe pas une seul bonne journée de Trophy sans que celle-ci soit ponctuée d’un peu de mécanique ! Ni une ni deux on se met au travail. Chacun va chercher les outils qu’il manque aux autres.

En 10mn l’opération est bouclée et nous voilà reparti en direction de Séville. Maintenant on peut faire des pointes à 120 km/h sans problème, merci les ardéchois vous êtes au top !

À mi-chemin on s’arrête faire le plein car Thomas et Jean (la 4etrelles) n’ont plus d’essence. On en profite pour vider le reste de notre jerrycan. Malheureusement cette opération est très vite avortée. En effet lors du remplissage, l’essence refoule et déborde du réservoir. Une poche d’air est sûrement présente dans le réservoir et elle refoule l’essence. Dans ce cas c’est que le tuyau du reniflard est bouché. On décide de reprendre la route tel quel pour vérifier que la jaune d’essence fonctionne correctement, si c’est le reniflard on s’en occupera au prochain arrêt.

Sur la route, à chaque tunnel que l’on emprunte le même rituel, on fait claironner nos klaxons, notre haut parleur. L’objectif : profiter de la réverbération.

Arrivé à Séville, les embouteillages mettent à rude épreuves le refroidissement de nos mécaniques. Heureusement que chacun d’entre nous s’est équipé d’un 2ème ventilateur et d’une jauge de température. On profite des embouteillages pour y mettre l’ambiance. Pour ça David et Vincent sont imbattables avec leur haut parleur. Un petit Johnny est on allume le feu !

Nous voilà en route pour Algésiras, notre jauge d’essence est descendue normalement. On va inspecter le tuyau du reniflard.

On s’arrête dans une station essence pour faire les vérifications et remettre de l’essence. Fausse alerte, le réservoir se rempli normalement.

On repart sur la route, certaines montées sont éprouvantes pour les moteurs (50 km/h au compteur), ils chauffent…
Heureusement les descentes qui suivent permettent de bien les refroidir.

Arrivé à Algésiras on trouve difficilement le chemin, les indications du carnet de bord ne sont pas claires et le GPS ne nous aide pas vraiment. Finalement on retrouve des 4L et on décide de les suivre. Sur le checkpoint on nous remet le roadbook. Toutes les personnes de l’organisation nous indiquent le stand mécanique car ils pensent que l’on a éclaté notre pare-brise. On leur explique qu’on est prévoyant et qu’on a mis un plexiglas dessus.

On plante la tente et le campement, la nuit va être courte. On prends le bateau à 15h et on a prévu de revoir tout le branchement autoradio pour le fiabiliser avant le désert. Comme tous les jours on ira faire un tour chez Leroy Merlin, cette fois pour des vis et équerres pour fixer les enceintes.

Etape 3 : Comme sur des roulettes ! Arrivée à Algésiras